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Première saison au Racing Club Strasbourg (2003-2004)
Natif des Bouches du Rhône, Salim ne percera pas dans le milieu professionnel à Marseille. C'est à Strasbourg où on lui donne sa chance et lors de la saison 2003-2004, il réalise plusieurs apparitions au plus haut niveau français, après plusieurs matches réalisés avec la réserve de l'équipe du Racing. L'année 2004 sera un réel tournant dans la carrière de l'algérien avec tout d'abord un but face à Libourne à la 77ème minute qui fera gagner Strasbourg. Peu de temps après et suite à ses performances, Salim sera convoqué avec l'équipe d'Algérie Espoirs, pour un match ayant lieu quelques jours plus tard face à la Zambie, et comptant pour les Jeux Olympiques. Mais dans son ascension, ce sera même les « A » qui l'appelleront pour une rencontre amicale de l'Algérie face au Sénégal le 31 mars 2004. Les matches avec l'équipe nationale s'enchainent et ce sera finalement contre un club de première division belge que Salim honorera sa première vraie sélection avec un match complet dans les jambes, comme une promesse d'être rappelé le mois suivant à Clermont-Ferrand pour une opposition Algérie-Chine. Chose faite le 28 avril 2004. Ces convocations sont encore aujourd'hui une très grande satisfaction et mieux encore, une fierté de représenter son pays pour Salim.
Pas de doute, sa première saison est une réussite, et une révélation. Avec 12 matches au compteur, le natif de Marseille attise les convoitises mais garde les pieds sur terre suite aux approches de différents clubs : « J'ai vu Marc Keller et il m'a demandé de lui donner ma parole que je ne signerai nulle part ailleurs avant que le Racing ne me fasse une offre ». Respectueux, reconnaissant et attaché au club qui lui a donné sa chance, Salim prolongera son contrat de deux années le 16 juin 2004, peu après avoir été une nouvelle fois convoqué avec l'Algérie.
Avec 24 minutes de moyenne par match pour sa première saison, Salim termine avec 12 matches au compteur, et seulement un petit carton jaune. Plus qu'un lancement dans le grand bain, c'est aussi la fierté d'avoir été sélectionné à plusieurs reprises qui marquera son année, et la confiance que lui rend Strasbourg à travers ce nouveau contrat.
Seconde saison au Racing Club Strasbourg (2004-2005)
Bien dans sa tête et désireux de retrouver les terrains, Salim effectue une bonne préparation et se montre déjà décisif lors d'un match d'avant saison face au Havre, en inscrivant le but victorieux, le 28 juillet 2004. Le pied gauche en feu, le nouveau pilier de l'équipe algérienne inscrit son premier but sous les couleurs de son pays d'origine le 18 août 2004, face à le Burkina Faso (score final 2-2). En sérial buteur, Salim marquera son petit but en Ligue 1 face à Nice lors d'une large victoire de son équipe (3-1) le 23 octobre 2004. Les mois passent et l'International algérien ne cesse de prouver qu'il est bel et bien à sa place au sein de cette équipe. Passeur décisif à deux reprises au mois de novembre, il figurera à la deuxième place du classement des passeurs décisifs de Ligue 1 à cette période. Comme lors de sa première saison, il attise les convoitises, notamment de clubs anglais comme Newcastle ou Portsmouth, qui le supervisent à plusieurs reprises. Une nouvelle prolongation lui est alors proposée mais Salim ne compte pas partir de Strasbourg : « Au Racing, je joue, on me fait confiance. Pourquoi partirai-je ? ». Il met ainsi un terme aux rumeurs l'envoyant de l'autre coté de la Manche. Parfois impulsif et ayant le sang chaud, Salim a aussi grandi dans sa tête, bien entouré par ses proches et un entraineur qui lui fait confiance : « J'ai grandi et je crois que cela se voit sur le terrain. Je m'énerve moins qu'avant. Le coach n'arrête pas de me répéter que c'est inutile. Dans mon jeu aussi j'ai changé. Je dois varier mon jeu encore plus et essayer d'utiliser plus encore mon pied droit ». Ulrich Le Pen, en concurrence avec Salim, ne peut que constater qu'il est en meilleure forme que lui : « Je suis vraiment heureux pour lui. Il fait ses matches et le coach n'a aucune raison de le sortir ». Tout ceci est confirmé par les médias français puisque Salim figure dans l'équipe type des matches allers, dans le journal France Football, reconnu par tous. Titulaire indiscutable, Salim continue sur sa lancée lors de la seconde partie de saison et sera supervisé par Toulouse, Lens et le VFB Stuttgart. Le Racing revient alors à la charge pour prolonger son contrat. Il sera à plusieurs reprises rappelé par l'Algérie mais ne pourra honorer ces appels, la faute à de petites blessures à répétition.
N'oublions pas ce qui sera pour notre joueur son premier trophée, la Coupe de la Ligue 2005, remportée le 30 avril au Stade de France. Strasbourg l'emporte face à Caen sur le score de 2 buts à 1, et clôture une bonne saison passée parmi l'élite.
Il terminera sa saison de Ligue 1 avec 33 matches dans les jambes, et un but. Il n'aura écopé que de 4 cartons jaunes et démontre ainsi qu'il a bel et bien muri.
Troisième saison au Racing Club Strasbourg (2005-2006)
Dès le début de saison, Salim montre son envie de continuer avec le Racing. Ne lui restant plus qu'une année de contrat, l'International algérien fait du pied à ses dirigeants : « Il me reste un an de contrat et j'aimerai prolonger l'aventure avec Strasbourg. Je n'ai que 22 ans et je n'ai pas envie de partir pour partir. J'ai le temps encore de voir pour la suite de ma carrière... ». Après quelques blessures minimes, l'Algérie pointe de nouveau le bout de son nez et sélectionne notre joueur pour deux matches amicaux ayant lieu le 16 et le 17 août 2005. Un match sur deux aura finalement lieu et l'Algérie s'inclinera contre le Nigéria sur le lourd score de 5 buts à 2. Salim n'est entré qu'à la 75ème minute de jeu et n'a pu inverser la tendance. Touché à la cuisse et au genou, le strasbourgeois ne pourra honorer une nouvelle sélection avec l'Algérie, qui était opposée au Gabon. Mais notre joueur a des ressources et fort d'une blessure bien soignée, il revient sur le devant de la scène en Coupe de l'UEFA où il inscrit l'un des deux buts face à Tromsø. Les matches passent et arrive ce qui sera un frein dans sa carrière (décembre 2005), un claquage aux ischios-jambiers de la jambe gauche, qui l'écartera des terrains pendant plus d'un mois. Le joueur ne pourra reprendre la compétition qu'après la trêve hivernale. Il retournera d'ailleurs aux sources pour y effectuer les soins nécessaires, et l'Olympique de Marseille s'intéresse ainsi d'un peu plus près à lui pendant cette période. Pourtant bien soigné après de nombreuses IRM qui se sont révélées concluantes dans le bon sens, Salim rechute au milieu du mois de janvier, et sera une nouvelle fois écarté des terrains pour une période d'un mois. Dès février, le joueur reprend la compétition avec la CFA strasbourgeoise et a des fourmillements dans les jambes : « J'ai envie de rejouer. Je suis resté près de deux mois enfermé ou presque. Là je suis comme un lion qu'on sort de sa cage ! ». Mais quand le sors s'acharne, on ne peut pas lutter, malgré l'envie et l'ambition. Lors d'une échographie de contrôle, un problème est survenu et lors d'un entrainement avec les stagiaires du club, sa cuisse gauche saigne. Sa reprise est alors entrevue pour la fin du mois de mars. Les clubs intéressés par ses services continuent cela dit de se manifester. Marseille, Nice, Toulouse, Lille, Saint-Etienne, Stuttgart, le Borussia Dortmund et le Bétis Séville sont autant de clubs qui en témoignent. Salim positive sur son sort : « Je suis frais ! Sur le terrain, je vais me comporter comme un chien fou, je vais me battre ! ». Ce sera finalement en vacances qu'il terminera cette mauvaise série avec une rupture des ligaments croisés, survenue sur la plage en jouant. Le Racing se remplie alors quant à une éventuelle prolongation de contrat.
Au final, ce sera malheureusement une saison creuse, faite de rebondissements et de coups du sort. 13 matches de Ligue 1 seulement à la fin de l'exercice, 4 de Coupe UEFA avec un but à la clé. Une saison à vite oublier...
Salim ne sera pas rancunier, déclarant « Strasbourg restera une ville à part dans ma carrière. Je ne l'oublierai pas. Elle m'a permis de m'aguerrir, de me forger un caractère. C'est mon premier club professionnel, mon premier match en L1 ».
Première saison à Marseille (Déc 2006-2007)
Devant la fin des négociations avec Strasbourg et sa durée d'indisponibilité, l'International algérien, libre de tout contrat, prend part à sa rééducation et reprend l'entrainement fin décembre à la Commanderie (après quelques allers-retours à Capbreton), d'abord seul, puis avec le groupe professionnel de l'OM. « Mes copains ne comprenaient pas : "Tu ne pars pas en vacances ?". Non, j'en ai suffisamment eu lors des six derniers mois. Quand je lis dans les journaux les blessures des autres joueurs, je les plains. Mais quand ça te touche personnellement, c'est une tout autre histoire. C'est un véritable combat. On n'imagine pas la souffrance endurée et les longues semaines d'inquiétude, d'interrogation ». Devant ses efforts et son amour pour le club, Marseille lui donne sa chance et lui propose alors un contrat de trois ans et demi. Salim, honoré de rejoindre son club de cœur, accepte logiquement et ne cache pas son enthousiasme : « Je suis très heureux. Je viens juste de signer à Marseille et pour moi, c'est un rêve d'enfant qui se réalise. J'ai passé six mois difficiles avec ma blessure mais aujourd'hui, c'est signé, il fait beau et je suis content de revenir chez moi ». Soutenu par le Président de l'OM, Papé Diouf, le néo marseillais a toutes les cartes en main pour revenir à son niveau. « Salim Arrache est un joueur qui a démontré par le passé plus ou moins récent beaucoup de talent et de qualités, nous avons pensé que lui faire signer un contrat répondait à une opportunité pour lui et pour nous. Un garçon de cette qualité, libre de surcroît, était une occasion à saisir ». Il portera ainsi le numéro 14, celui de son idole, Thierry Henry, mais aussi celui de son jour de naissance. Avec une concurrence des plus fortes, Salim va tout de même avoir sa chance à plusieurs reprises en Ligue 1, pour la seconde partie de la saison 2006-2007. Quelques entrées en fin de match afin qu'il retrouve le rythme de la compétition, et des entrainements avec de grands joueurs afin qu'il acquière de l'expérience. Et Salim en a conscience : « Quand on est blessé 6 mois, on met à peu près 4 mois supplémentaires pour revenir à son meilleur niveau. Pour mon premier match à Lyon, j'ai repensé à ma blessure, mais on oublie vite. J'espère qu'il y aura d'autres occasions ». Sa première entrée avec le maillot olympien restera certainement gravée à vie. « Cela fait très plaisir de porter le maillot blanc et de jouer au Vélodrome. C'est un grand honneur. J'étais très content de rentrer 3 minutes. Je suis disponible même pour n'en jouer qu'une. En quelques minutes, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. On peut avoir une balle pour la mettre au fond ou pour donner un ballon. Je suis rentré et j'ai essayé de tout donner ».
Salim terminera donc avec 5 matches au compteur et 35 minutes de jeu. Trop peu mais de retour de blessure et avec la concurrence, notre joueur ne pouvait s'attendre à mieux.
Deuxième saison à Marseille (2007-Jan 2008)
Une nouvelle saison commence et l'International algérien peut recommencer sur de bonnes bases. Participant aux matches d'avant saison, on se dit alors qu'il aura du temps de jeu. Mais, malgré trois matches de Ligue des Champions joués, Salim n'est utilisé qu'en Joker de luxe, ne jouant qu'une demie heure généralement par match. « Personnellement, il y a pas mal de clubs qui me sollicitent. Avec l'arrivée de Ben Arfa, on est beaucoup à ce poste. Je vais discuter avec mon agent et avec José Anigo. Je suis Marseillais et j'ai envie de rester, mais sinon j'irais faire mes preuves ailleurs... ». Salim aime Marseille, tout le monde le sait. Mais sa passion pour le football est grande, très grande. Avec l'arrivée de plusieurs joueurs, il sait d'ores et déjà que son statut de remplaçant ne changera pas, malgré tous ses efforts, il décide donc de quitter le club en prêt afin de bénéficier de temps de jeu.
En une demi-saison, il aura tout de même fait 7 apparitions en Ligue 1 avec le maillot olympien, avec prêt de 30 minutes de moyenne par match. La Ligue des Champions est aussi un moyen de progresser plus rapidement, en se frottant aux meilleures équipes européennes.
Passage de six mois à Toulouse (Jan 2008-Juin 2008)
Avec Elie Baup aux commandes, Salim retrouve un entraineur qui lui fait confiance et qui croit en lui. Le premier janvier 2008, il intègre le groupe toulousain pour un nouveau départ. Les ambitions de Toulouse sont différentes, luttant pour le maintien en Ligue 1. Mais cette venue dans la ville rose n'est pas anodine : « Je suis très content d'avoir intégré ce groupe. Il y a une bonne ambiance. La première séance d'entraînement s'est bien passée. J'ai hâte de continuer à m'entraîner et de commencer les matches. J'ai besoin de temps de jeu mais surtout prouver. A Marseille, j'ai mis un peu de temps à revenir par rapport à ma blessure. J'ai envie de revenir à mon meilleur niveau. J'ai eu le coach au téléphone. C'est une personne que j'apprécie. Il avait failli me faire venir à St-Etienne. Le courant est bien passé. J'espère faire ici le même parcours que l'année dernière voire mieux ». Et il ne s'était pas trompé. Il retrouvera d'ailleurs l'OM au Stadium mais pour lui, pas de remords, pas de vengeance. « Cela reste un match de football. C'est vrai, je vais jouer contre mes anciens coéquipiers mais, avant tout, il faut que l'on gagne. On va tout donner pour faire un gros match. Cela va me faire plaisir de jouer contre Marseille mais je ne vais pas me prendre la tête. Même si c'est vrai que cette semaine, j'ai plus d'appels, et qu'on parle plus de ce match. Mais dés que le match commence, ce ne seront que des adversaires, et si je peux en mettre un au fond, ce sera avec plaisir ». Le match se soldera par un zéro à zéro, un bon point de pris pour le TFC.
Salim a répondu présent et a retrouvé confiance en fin de saison, participant au sauvetage de la ville rose parmi l'élite, le TFC ayant deux points de plus que le premier reléguable. Auteur de deux passes décisives en 16 matches, notre joueur reprend goût au football et est sur le bon chemin. Titulaire à quasiment tous les matches, il retrouve petit à petit son statut, après sa grave blessure. Mais ce ne sera malheureusement pas suffisant, Toulouse ne levant pas l'option d'achat allouée au prêt, et Salim se voit dans l'obligation de revenir sur la Cannebière.
Reims (2008-2009)
Le Stade de Reims... Une équipe mythique française, ayant un passé, une histoire. « J'appartiens toujours à l'OM jusqu'en 2010 mais même si je ne faisais pas partie des plans d'Eric Gerets, le club ne souhaitais pas me transférer. La solution Reims est devenue une évidence. Ici, j'aurai du temps de jeu et je souhaite réaliser une saison pleine ». Jean Pierre Caillot, le Président du Stade de Reims, ne tarie pas d'éloges sur l'arrivée de Salim : « J'avais demandé à Pape (Diouf) de se comporter avec nous comme un grand frère, car on n'est pas concurrent. Au delà des paroles, il nous a donné un coup de main phénoménal pour expliquer aux joueurs l'intérêt de venir chez nous. Leyti N'Diaye qui vient pour être défenseur central, est un peu un de ses fils spirituels. Il croit beaucoup en lui. Quant à Salim Arrache, il était très convoité, y compris à l'étranger. On a mené un vrai combat pour le faire venir ». Et il est vrai que l'International Algérien était convoité par des clubs anglais, mais plusieurs hommes ont fait la différence dans sa décision de rejoindre Reims. Didier Tholot est alors aux commandes en début de saison, mais les résultats ne suivent pas et Salim fait partie d'un groupe qui connait la défaite, et la zone de relégation. Devant ces résultats et aussi son faible temps de jeu, Salim va mal, à l'image de l'équipe, mentalement et sur le terrain. Seulement 6 fois titulaire en 8 matches lors de la première partie de saison, il sera pris à parti par les supporters pour diverses affaires et bruits de couloir, mais aussi à cause de propos dans la presse : « Je suis dans une équipe où on ne joue pas au ballon. Quand je fais un appel à droite, le ballon arrive à gauche. Je ne suis pas venu ici pour jouer la 18ème ou 19ème place toute la saison. Pour le moment, je ne prends aucun plaisir à jouer ». Devant la tournure des évènements, notre joueur décida d'aller voir ailleurs. De nombreuses propositions, de clubs de Ligue 1, et européens, mais aussi des Emirats Arabes Unis sont tombées lors du mercato hivernal. Pendant ce temps, en coulisses, Luis Fernandez remplace au poste d'entraineur Didier Tholot et redonne espoir aux supporters rémois, touchés par les mauvaises performances de Reims depuis le début de saison. Salim ne s'avoue pas vaincu malgré les échecs des négociations pour trouver un nouveau club, et devant l'optimisme du Président de Reims (« S'il démontre, par son comportement et son état d'esprit qu'il souhaite faire amende honorable, Luis avisera. Pour ma part, je reste persuadé que c'est un bon joueur »), et de la venue de Luis Fernandez, Salim décide de revenir et de prouver qu'il a bel et bien sa place dans le groupe. Il s'entraine donc avec la réserve rémoise pendant une durée de trois semaines, en accord avec Luis Fernandez, des suites d'une discussion avec ce dernier. On est le 11 février 2009.
Salim est aujourd'hui revenu plein d'espoir et a présenté à plusieurs reprises ses excuses aux supporters.Il espère que ces derniers le soutiendront jusqu'à la fin de la saison.